Le Château

Au sud du bourg d’Onlay et à flanc de colline, le Château de Thard est au centre d’une grande propriété. Il date du XVe siècle: c’est Jean de Perrigny qui en donna dénombrement en 1442.

Puis, par sa fille Marguerite, il appartient à Léonard de la Menue qui se disait seigneur de Thars, de Saint-Péreuse et de Saint Loup Selon Baudiau. C’était une seigneurie mouvante de la châtellenie de Moulins Engilbert et la base Mérimée le cite comme ancien fief du comte de Nevers.

Ce fief de la châtellenie de Moulins-Engilbert a, suivant le dictionnaire topographique de la Nièvre de 1865, changé d’orthographe bien des fois dans l’histoire: Thard (1512), Tars (1731), Thart (1761), Tard (1792) et de nouveau Thard de nos jours.

Au cours des siècles il appartient aux familles Martin au XVIe, Alloury et Gondier de la Vallée au XVIIe et de nouveau à la famille Martin au XVIIIe siècle qui récupéra le domaine à travers Jean Martin de Thard (1673-1729), seigneur de Thard en Nivernais, conseiller et procureur du Roi en la châtellenie de Glenne.

Plus tard, à la fin du siècle, son descendent Jean Marie Martin jouera un rôle certain pendant la Révolution. En effet, les Martin de Tard qui représentent la paroisse d’Onlay aux Etats Généraux de 1789 et autres assemblées ultérieures, n’émigrèrent pas, et payèrent en 1793 leur tribut à la Révolution.

Au XIXe siècle le Manoir de Thard deviendra la propriété de Pascual Moreno de Mora, dont la famille, établie à Paris, est d’origine andalouse de la haute noblesse d’Espagne. Lors d’une de ses nombreuses incursions dans le Bourbonnais Pascual Moreno de Mora fait la connaissance de Marie Antoinette Martin de Thard avec laquelle il se marie en 1847.

Il s’établit à Moulins où il fait l’acquisition d’un hôtel particulier (aujourd’hui appelé Hôtel de Mora et devenu Musée de l’Illustration Jeunesse) et parallèlement, par son mariage, devient propriétaire du Château de Thard où il y entreprendra des travaux de réaménagement importants, conformes à ses ambitions personnelles et familiales.

Enfin, au XXe siècle la famille Villequetout devient propriétaire en 1890 par le mariage de Jules Louis de Villequetout avec Marie-Jeanne Moreno de Mora. Le manoir reste dans cette famille de père en fils jusqu’aux années cinquante.

Il passera après à la famille Touraud et postérieurement, en 1985, au Docteur André Dalloz Bourguignon qui exercera la mésothérapie dans son domaine. En janvier 2013, des nouveaux propriétaires d’origine suisse et espagnole en ont fait l’acquisition.

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